Conseil Municipal

A l’approche des élections, on reproche souvent aux élus de faire de promesses qui seront vite oubliées demain. Alors, pour ce dernier budget de notre mandat, évoquons tout ce que la dépense publique municipale apporte concrètement aux habitants.

Permettez-moi chers collègues un mot sur une transformation historique de la gestion de l’eau dans l’agglomération lyonnaise, le retour en régie. Oui, c’est bien un retour. L’eau a été gérée en régie à Lyon de 1900 à 1986, après la création de la future CGE par Napoléon III.

Cette première régie de l’eau est connue pour la création du premier laboratoire contre la typhoïde en 1928 et la mise en place des compteurs individuels qui ont permis pour la première fois une maîtrise de la consommation.

Je suis très fier d’avoir contribué au débat sur la gestion publique de l’eau dans les années 2010, et encore plus d’avoir participé depuis 2020 à la constitution de cette régie publique de l’eau du Grand Lyon, dont le bilan qui transparait dans ce rapport annuel est éclairant.

Certains s’en rappellent, nous avions décidé en 2024 d’accompagner l’extension des quartiers prioritaires avec une très forte augmentation de notre contribution aux actions de la programmation sociale, presque un doublement, portant l’effort à 248 000€. Nous l’avons maintenu en 2025 et dans ce budget 2026 et c’est dans cet effort que nous délibérons ce jour sur une première liste de subventions pour 36 actions pour un montant de 182 850 € dans cette première délibération complétée des subventions supérieures à 23000€ dans les délibérations suivantes, 25 000€ pour la mission locale, 36 650€ pour les centres sociaux des minguettes, pour un total donc de 244 500€.

Ces actions s’inscrivent dans les enjeux de la convention locale d’application de Vénissieux 2024-2030 « Construire l’égalité républicaine pour toutes et tous », signée par tous les partenaires dans le cadre du Contrat de Ville Métropolitain 2024-2030. En 2025, l’état après beaucoup d’aléas, gel puis dégel, avait maintenu sa participation pour Vénissieux. Ce ne sera sans doute pas le cas cette année, car le PLF2026 accorde finalement 636,7 M€ à la politique de la ville, en recul de 16,3 M€, une baisse qui semble légère, mais dont les conséquences sont difficiles à évaluer puisque certaines dépenses comme les cités éducatives sont figés par des engagements pluri-annuels.

Le délégué du préfet nous a proposé d’établi une liste d’action prévoyant une baisse de 11%, mais ce pourrait être pire au final. Il faut savoir que pour la programmation quartiers d’été, qui complète la programmation sociale, l’état baisse ses crédits de 75% ce qui revient à mettre en cause l’essentiel des actions. J’ai d’ailleurs sollicité les élus à la politique de la ville de la métropole pour proposer une réaction commune.

Le maire vous propose d’engager tout ce qui peut l’être de notre part, et de laisser la décision finale à l’état pour le reste, nous n’avons pas vocation à compenser ses éventuelles baisses de financement.

Je rassure tout de suite M. Arnoux, ce rapport n’est pas en retard, c’est bien l’article 23.11-1 du code général des collectivités territoriales qui nous demande de présenter, avant le rapport d’orientation budgétaire, un rapport sur la situation de la collectivité en terme de développement durable. Notre nouvel agenda Vénissieux 2030 a conduit à renouveler la forme de ce rapport annuel. Vous aviez l’habitude d’un tableau d’indicateurs comparés depuis 2010, donc avec 10 colonnes, puis 11, puis 12… Ca devenait impossible à présenter et on vous propose une présentation plus lisible et plus utile. Nous voulons aussi situer notre action dans le débat plus général sur ce qu’on appelle les limites planétaires, en faisant le lien entre notre action concrète, locale et les enjeux globaux du développement durable. Mais l’historique des indicateurs n’est pas perdue, et vous pouvez demander le tableau complet qui fait cette année 15 colonnes.

Permettez-moi d’insister sur le travail d’un grand nombre d’acteurs qui ont permis de produire ce rapport, avec le comité de pilotage, le comité technique, le conseil citoyen du développement humain durable, le réseau des référents DHD de la ville qui jouent un rôle très important. Merci à tous ceux qui y ont contribué. Merci à l’équipe DHD qui nous propose un rapport d’une grande valeur.

Voeu déposé par la majorité municipale.

Considérant que :

  • Les communes de France sont des lieux essentiels de solidarité face au délitement des liens sociaux et aux crises environnementales.
  • Les services publics de proximité, les politiques sociales, environnementales et de lutte contre le réchauffement climatique, portés par les collectivités locales, sont des remparts indispensables pour garantir l’égalité d’accès aux droits et la dignité de toutes et tous.

Constatant que :

  • Le budget 2026 prévoit un prélèvement de 8 milliards d’euros sur les collectivités, après les 5 milliards de 2025, portant à 82 milliards d’euros le désengagement de l’État en 20 ans.
  • ce même budget prévoie l’augmentation de 7 milliards des dépenses militaires dans la perspective de l’objectif de 5% du PIB qui ferait des dépenses militaires le premier poste budgétaire, au-dela des 100 milliards par an.
  • ces coupes budgétaires aggravent les inégalités territoriales, fragilisent les services publics (écoles, crèches, Ehpad, transports, logements sociaux) et menacent la transition écologique.

Dénonçant :

  • Les propos inacceptables du chef d’État-Major des Armées, qui instrumentalise les maires et les collectivités pour servir une logique de guerre, alors que les priorités doivent être la paix, la justice sociale et la protection des populations.
  • L’hypocrisie d’un « grand acte de décentralisation » qui, en réalité, organise la mise en concurrence des territoires et l’aggravation des inégalités.

Madame le Maire, chers collègues, Ce débat d’orientation budgétaire intervient dans un contexte national marqué par l’incertitude, l’instabilité législative et une pression toujours accrue sur les finances locales, pendant que les dépenses militaires augmentent sans cesse. Mais la Ville de (…)

Le groupe communiste a proposé à la majorité municipale un voeu de soutien aux flotilles pour Gaza, et pour que la France aille plus loin que la reconnaissance de la Palestine en prenant des sanctions économiques contre Israel avec notamment un embargo sur les armes.

Les élus du centre et de droite du conseil municipal sont sortis avant la lecture et la discussion du voeu…

Décidément, la lecture de ces comptes est difficile pour les oppositions des diverses droites de ce conseil municipal, extrême-droite, droite extrême, droite dite républicaine, centre-droit, droite macroniste, on ne sait plus où donner de la tête et on souhaite bon courage à madame Bruyère pour tenter d’exister dans ce patchwork…

D’autant plus difficile que les comptes successifs de notre ville, année par année, sont tellement positifs qu’il est impossible de ne pas le reconnaitre.

Permettez-moi madame le maire, chers collègues de présenter d’abord le contexte de cette délibération .

Un des projets de la rénovation urbaine est la Zone d’Aménagement Concertée « Marché Monmousseau Balmes », entre le chateau d’eau et la rue Gambetta, qui veut relier les quartiers du plateau et le centre-ville. Près de 1 000 logements après 500 démolitions, 3 équipements publics municipaux (halle du marché, création d’une crèche et reconstruction du gymnase Jacques Brel) et de nouveaux espaces publics, dont la place du marché qui est un enjeu essentiel de transformation pour une place végétalisée qui soit un lieu agréable en dehors des jours de marchés. De cette nouvelle place, descendra un parc linéaire végétalisé de plus de 2 hectares qui va relier le Plateau au Parc Louis Dupic.

Les travaux de préfiguration de ce nouvel espace vert sont finalisés et une section en a été ouvert à la population. L’aménagement définitif de ce nouveau parc sera réalisé à l’horizon 2028. Mais vous êtes sans doute nombreux à avoir déjà découvert ce site par curiosité.

Considérant l’enjeu de la place de la nature en ville, du rôle de la biodiversité et de la réflexion sur la fertilisation naturelle des sols développés dans le cadre du projet plateau fertile, il est proposé de dénommer ce nouveau parc « Ana Maria Primavesi ».

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