Conseil Municipal

L’adjoint macroniste du maire LFI de Vénissieux, monsieur Ben Khelifa, a laissé s’exprimer violemment sa hargne contre l’histoire de la ville en attaquant un service public sans jamais rien en dire, méprisant avec arrogance ses 34 fonctionnaires et agents. Il devait présenter le rapport annuel 2024 et 2025 du SITIV, le syndicat intercommunal des technologiques de l’information pour les villes, un syndicat ancien, créé en 1972, mais qui a connu toutes les transformations successives de l’informatique pour devenir une référence nationale des Services Numériques de collectivités, ce que montrait avec force ces rapports.

Le rapport 2024 faisait 45 pages, le rapport 2025 53 pages, mais il n’en a pas dit un seul mot… Ce sont des documents très riches sur les activités du SITIV, sur les infrastructures, la cybersécurité, les applications, l’accompagnement des services, les engagements de service auprès des communes…

Mais il n’a rien dit des 22 actions sur les systèmes d’information présentées du rapport 2024, rien sur le portail collaboratif, la formation en ligne, l’intelligence artificielle, le courrier, les applications concernant la population, la petite enfance, l’action sociale, les finances, les ressources humaines, la vie de l’institution, les services techniques, la gestion des salles et ressources, les outils de dématérialisation, la relation citoyen, la gestion des incidents, le RGPD, le numérique responsable, l’accessibilité…

Il n’a rien dit des actions du service hébergement, cybersécurité (6 actions), l’infrastructure physique et virtuelle, les hyperviseurs et les stockage objets…

Il n’a rien dit des actions en liens avec les communes, de la gestion des demandes, de la qualité de service avec de nombreux graphiques, de la formation,

Il n’a rien dit du développement rapide notamment en 2025 des outils d’intelligence artificielle pour les collectivités… mais aussi des études sur des solutions de téléphonie libre…

Non, il n’y a que deux sujet qui l’intéressent, ne pas avoir eu de place de vice-président et la recherche désespérée d’arguments pour attaquer l’ancienne majorité et les présidences successives que j’ai assuré de ce syndicat. [1]

Il commence par dénoncer la création du SITIV par les villes communistes [2]. C’est une histoire ancienne, car depuis 2014 notamment, les villes communistes sont largement minoritaires au SITIV qui s’est agrandi avec des villes de gauche non communiste, et continue à s’ouvrir à d’autres collectivités indépendamment de leur couleur politique, sur le seul intérêt d’un outil technique de grande qualité qui permet de sortir de la dépendance aux grands acteurs mondiaux de type Microsoft… et donc de maitriser les dépenses informatiques tout en garantissant la sécurité et l’efficacité des systèmes… Bref, le SITIV a certes été créé dans un autre contexte politique, mais sur un projet technique qui a fait sa force, et il n’a plus rien d’un outil politique. C’était ma ligne de conduite comme président, permettre à toutes les communes de participer à égalité à sa gouvernance.

Depuis au moins une décennie, tous les élus locaux, tous les fonctionnaires concernés par la place croissante du numérique savent qu’aucune commune ne peut s’en sortir seule. La « mutualisation » est indispensable, même Vénissieux malgré sa taille, ne peut trouver les compétences en cybersécurité, intelligence artificielle, infrastructures virtuelles… à la hauteur de ses besoins. Cette mutualisation peut se faire avec le privé, mais ceux qui veulent une réponse publique savent que la bonne solution est un syndicat intercommunal, parce-que c’est la forme de mutualisation de statut public qui respecte les communes…

Il ne sait rien du fonctionnement du SITIV mais dénonce avec violence :

nous travaillons à ce que Vénissieux soit respectée à sa juste valeur et considérée à sa juste place. À ce jour, nous payons sans que le SITIV s’engage réellement à autre chose qu’à développer des outils numériques, sans contrainte de temps ni contrainte financière. Cela doit changer.

Il peut légitimement critiquer une gouvernance qui exclut les villes de gauche après les élections municipales, mais il attaque non pas la gouvernance, mais le syndicat lui-même !

« Sans contrainte de temps ni financières ? » Ce serait une plaisanterie, elle ne serait pas drôle ! Mais c’est une accusation mensongère et méprisante pour la direction du SITIV qui organise chaque année un long et difficile travail avec les directions des villes pour construire un budget du SITIV partagé, travail reposant sur des consignes générales de maîtrise des dépenses des maires. Et ce travail a permis que le budget soit voté ces dernières années à l’unanimité, indépendamment des couleurs politiques des élus. Les éléments financiers des rapports montrent d’ailleurs que les dépenses mutualisées du SITIV ont évoluées depuis 10 ans moins vite que les recettes des villes…

Et c’est un mépris indécent pour les 34 agents du SITIV qui connaissent bien aux contraire les contraintes de temps et de délai !

Et c’est une faute politique majeure contre le service public et ses agents ! Une faute peu étonnante de la part d’un macroniste mais qui se retrouve à utiliser l’orientation de la métropole de droite réfléchissant à remettre en cause la plateforme Territoires Numériques Ouvert fondée sur des logiciels libres au profit de… Microsoft , avec en prévision des dépenses en forte hausse [3]. C’est en répondant à l’intervention de Aurélien Scandolara, évoquant lui au contraire les activités du SITIV dont notamment cette plateforme Territoires Numériques Ouvert, que cet adjoint macroniste se place du coté de la métropole de droite avec hargne :

quand vous parlez du TNO — territoire numérique ouvert —, en fait la métropole réfléchit à en sortir. Vous voyez, ce n’est pas une super bonne idée, le SITIV — mais bon, on en rediscutera, puisqu’il y aura un audit financier, et là les chiffres vont parler : on verra si cet outil était vraiment utile à Vénissieux, ou si c’était juste un gadget parmi tant d’autres pour faire vivre les uns et les autres

« Un gadget ? » avec 34 agents ? qui gère 447 serveurs virtualisés actifs dans deux centres d’hébergement différents plus un de sauvegarde pour garantir la redondance de sécurité, dont 186 mutualisés pour toutes les villes et 25 spécifiques à Vénissieux ? serveurs qui représentent, tenez-vous bien, 5210 Go de mémoire vive et 172 667 Go de stockage ! qui a géré en 2025, il suffisait de lire les rapports, 4 524 visio-conférences d’agents des collectivités, plus de 10 000 agents actifs dans la messagerie instantanée Watcha ? près de 12 000 agents stockant plus de 260 000 fichiers dans le stockage partagé nextcloud ? 300 utilisateurs réguliers de la plateforme IA du SITIV ?

Un « gadget » qui a été certifié ISO27001, la norme internationale la plus reconnue pour les systèmes de management de la sécurité de l’information, a obtenu le niveau 5 du label Territoire Numérique Libre, met en œuvre le référentiel ITIL le plus reconnu mondialement en termes d’organisation des services informatiques, et a obtenu récemment le Certificat de Connaissance Numérique Responsable…

Ce monsieur est une honte pour l’équipe de Idir Boumertit. Son anticommunisme forcené [4] le conduit à un mépris des agents qui devrait faire réagir les syndicats de fonctionnaires ! Monsieur Boumertit doit prendre la défense de ce service public et de ses agents, et travailler intelligemment avec tous pour redonner sa place légitime à la ville de Vénissieux. Je lui suggère une solution positive, associer la ville de Saint-Fons, isolée au plan informatique depuis la fin d’un autre syndicat informatique de Feyzin, ce qui rééquilibrerait au plan politique le SITIV. Et de toute façon, il doit affirmer clairement le choix de la ville de défendre la mutualisation intercommunale, le choix des solutions libres, souveraines, accessibles, responsables, inclusives. Idir Boumertit s’est tiré une balle dans le pied avec ce personnage, il doit le remettre à sa place ! Sa première adjointe, Monia Benaissa a toutes les compétences professionnelles pour comprendre la richesse des activités du SITIV.

A l’approche des élections, on reproche souvent aux élus de faire de promesses qui seront vite oubliées demain. Alors, pour ce dernier budget de notre mandat, évoquons tout ce que la dépense publique municipale apporte concrètement aux habitants.

Permettez-moi chers collègues un mot sur une transformation historique de la gestion de l’eau dans l’agglomération lyonnaise, le retour en régie. Oui, c’est bien un retour. L’eau a été gérée en régie à Lyon de 1900 à 1986, après la création de la future CGE par Napoléon III.

Cette première régie de l’eau est connue pour la création du premier laboratoire contre la typhoïde en 1928 et la mise en place des compteurs individuels qui ont permis pour la première fois une maîtrise de la consommation.

Je suis très fier d’avoir contribué au débat sur la gestion publique de l’eau dans les années 2010, et encore plus d’avoir participé depuis 2020 à la constitution de cette régie publique de l’eau du Grand Lyon, dont le bilan qui transparait dans ce rapport annuel est éclairant.

Certains s’en rappellent, nous avions décidé en 2024 d’accompagner l’extension des quartiers prioritaires avec une très forte augmentation de notre contribution aux actions de la programmation sociale, presque un doublement, portant l’effort à 248 000€. Nous l’avons maintenu en 2025 et dans ce budget 2026 et c’est dans cet effort que nous délibérons ce jour sur une première liste de subventions pour 36 actions pour un montant de 182 850 € dans cette première délibération complétée des subventions supérieures à 23000€ dans les délibérations suivantes, 25 000€ pour la mission locale, 36 650€ pour les centres sociaux des minguettes, pour un total donc de 244 500€.

Ces actions s’inscrivent dans les enjeux de la convention locale d’application de Vénissieux 2024-2030 « Construire l’égalité républicaine pour toutes et tous », signée par tous les partenaires dans le cadre du Contrat de Ville Métropolitain 2024-2030. En 2025, l’état après beaucoup d’aléas, gel puis dégel, avait maintenu sa participation pour Vénissieux. Ce ne sera sans doute pas le cas cette année, car le PLF2026 accorde finalement 636,7 M€ à la politique de la ville, en recul de 16,3 M€, une baisse qui semble légère, mais dont les conséquences sont difficiles à évaluer puisque certaines dépenses comme les cités éducatives sont figés par des engagements pluri-annuels.

Le délégué du préfet nous a proposé d’établi une liste d’action prévoyant une baisse de 11%, mais ce pourrait être pire au final. Il faut savoir que pour la programmation quartiers d’été, qui complète la programmation sociale, l’état baisse ses crédits de 75% ce qui revient à mettre en cause l’essentiel des actions. J’ai d’ailleurs sollicité les élus à la politique de la ville de la métropole pour proposer une réaction commune.

Le maire vous propose d’engager tout ce qui peut l’être de notre part, et de laisser la décision finale à l’état pour le reste, nous n’avons pas vocation à compenser ses éventuelles baisses de financement.

Je rassure tout de suite M. Arnoux, ce rapport n’est pas en retard, c’est bien l’article 23.11-1 du code général des collectivités territoriales qui nous demande de présenter, avant le rapport d’orientation budgétaire, un rapport sur la situation de la collectivité en terme de développement durable. Notre nouvel agenda Vénissieux 2030 a conduit à renouveler la forme de ce rapport annuel. Vous aviez l’habitude d’un tableau d’indicateurs comparés depuis 2010, donc avec 10 colonnes, puis 11, puis 12… Ca devenait impossible à présenter et on vous propose une présentation plus lisible et plus utile. Nous voulons aussi situer notre action dans le débat plus général sur ce qu’on appelle les limites planétaires, en faisant le lien entre notre action concrète, locale et les enjeux globaux du développement durable. Mais l’historique des indicateurs n’est pas perdue, et vous pouvez demander le tableau complet qui fait cette année 15 colonnes.

Permettez-moi d’insister sur le travail d’un grand nombre d’acteurs qui ont permis de produire ce rapport, avec le comité de pilotage, le comité technique, le conseil citoyen du développement humain durable, le réseau des référents DHD de la ville qui jouent un rôle très important. Merci à tous ceux qui y ont contribué. Merci à l’équipe DHD qui nous propose un rapport d’une grande valeur.

Voeu déposé par la majorité municipale.

Considérant que :

  • Les communes de France sont des lieux essentiels de solidarité face au délitement des liens sociaux et aux crises environnementales.
  • Les services publics de proximité, les politiques sociales, environnementales et de lutte contre le réchauffement climatique, portés par les collectivités locales, sont des remparts indispensables pour garantir l’égalité d’accès aux droits et la dignité de toutes et tous.

Constatant que :

  • Le budget 2026 prévoit un prélèvement de 8 milliards d’euros sur les collectivités, après les 5 milliards de 2025, portant à 82 milliards d’euros le désengagement de l’État en 20 ans.
  • ce même budget prévoie l’augmentation de 7 milliards des dépenses militaires dans la perspective de l’objectif de 5% du PIB qui ferait des dépenses militaires le premier poste budgétaire, au-dela des 100 milliards par an.
  • ces coupes budgétaires aggravent les inégalités territoriales, fragilisent les services publics (écoles, crèches, Ehpad, transports, logements sociaux) et menacent la transition écologique.

Dénonçant :

  • Les propos inacceptables du chef d’État-Major des Armées, qui instrumentalise les maires et les collectivités pour servir une logique de guerre, alors que les priorités doivent être la paix, la justice sociale et la protection des populations.
  • L’hypocrisie d’un « grand acte de décentralisation » qui, en réalité, organise la mise en concurrence des territoires et l’aggravation des inégalités.

Madame le Maire, chers collègues, Ce débat d’orientation budgétaire intervient dans un contexte national marqué par l’incertitude, l’instabilité législative et une pression toujours accrue sur les finances locales, pendant que les dépenses militaires augmentent sans cesse. Mais la Ville de (…)

Le groupe communiste a proposé à la majorité municipale un voeu de soutien aux flotilles pour Gaza, et pour que la France aille plus loin que la reconnaissance de la Palestine en prenant des sanctions économiques contre Israel avec notamment un embargo sur les armes.

Les élus du centre et de droite du conseil municipal sont sortis avant la lecture et la discussion du voeu…

Décidément, la lecture de ces comptes est difficile pour les oppositions des diverses droites de ce conseil municipal, extrême-droite, droite extrême, droite dite républicaine, centre-droit, droite macroniste, on ne sait plus où donner de la tête et on souhaite bon courage à madame Bruyère pour tenter d’exister dans ce patchwork…

D’autant plus difficile que les comptes successifs de notre ville, année par année, sont tellement positifs qu’il est impossible de ne pas le reconnaitre.

Permettez-moi madame le maire, chers collègues de présenter d’abord le contexte de cette délibération .

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