Elections

Un samedi de repos avant une longue journée de vote, temps de rencontres avec des centaines de voisins, électrices et électeurs, et le temps attentif et stressant du dépouillement jusqu’aux résultats en mairie. Ce texte se publiera dimanche après le vote.

Cette élection est particulière. Vénissieux est observé nationalement comme la plus grande ville communiste hors région parisienne. Une de mes filles me disaient il y a quelques mois « vous ne vous rendez pas compte, mais c’est extraordinaire que des communistes dirigent encore une grande ville comme Vénissieux… »

C’est ce qui me disait une élue insoumise sortante, candidate contre nous cette fois, « les communistes ont fait beaucoup de choses bien, la résistance, la lutte anti-coloniale, les luttes sociales, mais vous êtes un parti du passé ». C’était le thème de l’interview de Idir Boumertit dans le Progrès, « Le désamour pour le PC est cinglant (…) Nous ne sommes pas la béquille du PCF, qui a peut-être fait son temps à Vénissieux. »

Bonjour à toutes celles et ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer ces dernières années, pour une action de développement durable, pour une question de logement, de rénovation urbaine, ou plus généralement de relation avec la ville de Vénissieux ou la métropole de Lyon.

L’élection de ce dimanche 22 mars est cruciale. Vous le savez, on vote deux fois, pour la ville et pour la métropole. Or si Michèle Picard est arrivée en tête au premier tour sur la ville de Vénissieux, la droite est devant sur la circonscription des Portes du Sud. La division à gauche et la bascule de Corbas à droite dès le premier tour peut lui permettre de bousculer la majorité de gauche et écologiste de la métropole.

C’est pourquoi le vote Michèle Picard est le seul vote utile pour défendre nos politiques publiques de proximité pour tous et une métropole qui ne soit pas la foire aux affaires des milliardaires, multipliant les méga projets privés…

Je vous transmets le dernier message de campagne.

Ce 19 juin à Vénissieux, Yves Blein a connu sa troisième défaite. Il avait été battu par Michèle Picard aux municipales à Vénissieux et aux métropolitaines dans les Portes du Sud, malgré une bataille politicienne populiste et dégradante. Il a été battu nettement aux législatives par Idir Boumertit pour la Nupes, dans un contexte national incertain.

Yves Blein avait trahi les électeurs de gauche qui l’avaient élu comme socialiste en 2012 en se présentant pour Macron en 2017. Il en paie le prix fort cette année. Il perd 2500 voix au premier tour, 3500 au second et n’est en tête qu’à Corbas et tout juste de 50 voix à Feyzin, la commune dont il était maire.

Malgré l’abstention très forte, notamment dans les quartiers populaires (80% dans des bureaux des minguettes), Idir Boumertit rassemble les voix dispersées de 2017, se qualifie nettement au 1er tour avant de battre largement Yves Blein au 2e.

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